Contre-courants | Cinéma Indien
Pour la promotion du cinéma Indien et d’Asie du Sud en France.
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L’équipe

Hélène Kessous – Directrice & Curatrice

Alors que je me baladais en Inde pour la première fois en 2003, j’avais une obsession pendant le voyage : aller au cinéma. Le mot Bollywood résonnait dans ma tête, il me fallait absolument découvrir ce cinéma qu’on disait long, niais et de mauvaise qualité.

Quelques roupies, un billet de cinéma et un coup de foudre cinématographique avec Hrithik Roshan plus tard et le cinéma indien devint une source d’émerveillement sans fond. Comment résister à Koi mil gaya ? Remake de E.T. et de Rencontres du troisième type, le tout sur fond de comédie musicale et de plaidoyer pour la différence et la singularité de chacun dans un film qui ose montrer à l’écran un héros handicapé. Si je n’oublierai jamais les vibrations du public du Chanakya Cinema de Delhi, et les chemises orange moulantes, col pèle à tarte des héros de Bollywood, aujourd’hui j’ai su me laisser séduire par la scène indépendante montante et ses images crues et paradoxales, étendard d’une Inde en pleine mutation.

Mon parcours universitaire m’a conduit de la philosophie à l’Inde. De mes années de hindi à l’INALCO à mon entrée à l’EHESS je cultive pour l’Inde un intérêt particulier. Si mon sujet de thèse de doctorat n’est pas directement lié au cinéma, se poser la question de l’obsession de la blancheur de la peau en Inde, reste indissociable du 7éme art, tant celui-ci joue un rôle crucial dans la cristallisation de ce critère esthétique.

Mon parcours professionnel s’est construit dans les Festivals de Films. Le Festival de Cannes, le Festival Lumière à Lyon, ou encore le Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul, m’ont permis d’acquérir des compétences variées que j’ai pu mettre au service de la création du Festival du Film d’Asie du Sud transgressif dont j’ai été la co-directrice artistique pendant 3 ans.

Némésis Srour – Directrice & Curatrice

Un soir de désoeuvrement, il y a plus de 10 ans, je zappe et tombe par mégarde sur le premier film indien que je verrai de ma vie, Hamara Dil Aapke Paas Hai avec Aishawarya Rai et Anil Kapoor. La moustache d’Anil Kapoor, son personnage héroïque, ses discours enflammés face aux villageois qui jetaient l’opprobre sur la belle Aishwarya qui, victime de viol, avait été jetée hors de chez elle, les séquences musicales flamboyantes, il n’en fallait pas plus pour que la fièvre Bollywood me gagne, à moi aussi. De Bollywood sur mon écran de télévision, je débarque à Bombay et je rêve de voir Dilwale Dulhania Le Jayenge sur grand écran. Je le verrai, ce film mythique, dans la salle mono-écran qui l’a diffusé sans interruption pendant plus de 19 000 semaines, le Maratha Mandir. En 2009, terrain de recherche à Bombay, je découvre les noms d’Anurag Kashyap, Dibakar Banerjee, Madhur Bhandarkar et l’incroyable vitalité de cette scène cinématographique qui expérimente d’autres voies, propose des sujets engagés et une nouvelle esthétique. J’en suis alors définitivement convaincue, les cinémas indiens ont des choses à nous dire, et plus encore, à nous apprendre.

Dans mon parcours universitaire, j’ai travaillé sur les représentations du corps à l’écran dans le cinéma de Bombay, et poursuis actuellement une thèse à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales sur la circulation des films indiens au Moyen-Orient.

En parallèle, directrice artistique du Festival du Film d’Asie du Sud Transgressif de 2013 à 2015, j’ai également participé à l’organisation du Cultural Resistance International Film Festival of Lebanon en 2014, et travaillé pour Yash Raj Films lors du Festival de Cannes en mai 2015. J’ai fait la traduction du scénario et des sous-titres du film de Gurvinder Singh, Chauthi Koot, sélectionné à Un Certain Regard à Cannes en 2015.

Amandine D’Azevedo – Curatrice

Sourcil en vague et larme à l’oeil : Shahrukh Khan ne regarde que moi, c’est certain. A partir de ce constat objectif, j’ai été dans l’obligation de dédier mes mémoires de master puis ma thèse à la Sorbonne Nouvelle au cinéma populaire de Bombay…

Mais je reste attentive à toutes les formes d’images qui traversent le sous-continent indien: de la photographie aux illustrations de boites d’allumettes, de l’art de bazar aux romans graphiques, mon amour pour le cinéma est indissociable d’un intérêt plus vaste pour les imageries populaires.

Aujourd’hui, je garde un oeil sur le cinéma d’animation indien, tout en fredonnant – en yaourt – sur les mélopées des films de Guru Dutt. Incapable de choisir entre le cinéma d’hier et celui de demain, je n’ai qu’une seule conviction: il faut partager cette vaste entreprise !

Pour mes mémoires de Master à la Sorbonne Nouvelle, j’ai travaillé sur la question des influences occidentales puis sur la représentation des tensions indo-pakistanaises dans le cinéma hindi contemporain.
Pour ma thèse de doctorat, ce sont les mutations et les motifs esthétiques de la mythologie dans le même cinéma qui m’ont occupés.
Parallèlement à ces travaux de recherche, j’enseigne à la Sorbonne Nouvelle et j’ai collaboré à plusieurs reprises avec les Cahiers du cinéma et le Forum des images.